2. Comment caractériser l’internet du futur ?

La seconde partie de la consultation, porte à proprement parler sur la définition de l’internet du futur. Il nous semble que c’est la partie sur laquelle nous serions le plus à même d’apporter une réponse qui dessinerait d’autres perspectives.

La question 2 propose de classer les enjeux de l’internet du futur selon 6 « facettes » : les technologies du coeur de réseau ; les réseaux d’accès, y compris nomades ; l’internet des réseaux spontanés ; celui des objet ; celui des contenu ; et celui des usages et des services.

On a le droit de questionner ce classement.
L’avenir de l’internet peut-il se réduire à ces 6 thèmes ? En manque-t-il ? Peuvent-ils se considérer indépendamment les uns des autres ?…

Questions 2 :
a) Pensez-vous que les six thèmes proposés recouvrent de façon claire et exhaustive l’ensemble des
aspects relatifs au concept de l’Internet du Futur ? Sinon, quelle(s) autre(s) catégorisation(s) ou
autres thèmes de recherche proposeriez-vous ?
b) Parmi les thèmes identifiés, quels sont ceux qui vous semblent les plus porteurs en termes
stratégiques ou économiques ? Quels sont dans chacun des thèmes les travaux à mener ?
c) Selon vous, sur lesquels de ces thèmes la France et l’Europe sont à ce jour le mieux positionnées
(équipes déjà constituées, brevets, compétences mondialement reconnues, …) ? Sur lesquels seraitil
important que la France et l’Europe concentrent leurs efforts ?

Publicités

2 réponses à “2. Comment caractériser l’internet du futur ?

  1. 2a) On pourrait ajouter un autre thème, qui de plus porte naturellement un esprit et une dimension européeens, c’est l’Internet « disegno/ingenio » au sens où Léonard de Vinci les définissaient.
    Ce Internet-la extraierait de l’énorme masse des informations circulant sur le Web :
    – des modèles culturels inventifs
    – des espaces et outils de création
    – des modes opératoires et des outils méthodologiques issus d’arts ou de techniques différents etc.
    Il serait aussi un espace « d’auto-réflexivité » ou Internet réfléchit sur Internet et donne des clés au citoyen pour bien comprendre l’impact de ses actions quand il surfe, notamment dans des réseaux sociaux.
    Cet Internet-la est donc plus une mise en perspective et pourrait être un tremplin d’une ingéniosité européenne (et donc française).
    2b) Sur les 6 thèmes, les plus porteurs me parraissent être l’Internet des objets, l’internet des contenus et celui des usages et des services décrit en 1a).
    3c) Pas de réponse sur ce point, mais je pense que le débat orchestré par la Fing pourra y répondre.

  2. Il me semble que c’est sur cette question que l’on pourrait introduire avec le plus d’efficacité la question du politique et de la gouvernance. On pourrait, pour être pertinent, relier cette question aux questions économiques :

    On pourrait utiliser le raisonnement suivant : pour se développer, tout secteur économique a besoin d’un cadre juridique stable et équilibré ainsi que d’un « contrat social » partagé qui permette aux acteurs économiques de se projeter dans l’avenir et de coopérer avec une certaine confiance.

    Contrairement à ce qu’on a cru pendant longtemps, les usages individuels, « amateurs », de l’Internet ont porté une bonne partie du développement de ce secteur. Cela ne concerne pas seulement la consommation des « contenus », ou l’usage de « services », mais surtout les questions de communication interpersonnelle, de sociabilité, de participation au débat public, de coopération qui en réalité tirent la consommation de contenus et de services.

    Dans ces conditions, on voit mal que le développement de ces usages puisse continuer longtemps sans un cadre juridique clair et stable et sans un contrat social perçu comme juste.

    La question d’une gouvernance universelle (au sens où elle permet à tous les acteurs d’y participer, chacun à sa manière) est donc stratégique, y compris en termes économiques. La France peut-être pas, mais l’Europe est certainement très bien placée pour concentrer ces efforts sur cette question (voir par exemple son travail sur la protection de la vie privée).

    Dans la pyramide des 6 facettes de l’Internet du futur, il faudrait donc en ajouter un 7ème, préalable à toutes les autres (avant donc les technos de coeur de réseau) qui pourrait être l’Internet des droits (fondamentaux), recouvrant la notion d’un socle de droits fondamentaux pour tous les acteurs de l’Internet et/ou celle d’une « constitution de l’Internet ».

    Il faut poursuivre le raisonnement : la plupart de ces droits n’ont rien de spécifique à Internet : vie privée, liberté d’expression, égalité des droits. Mais il faut travailler à définir ce qui conditionne leur respect dans L’internet du futur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s