La Fing, l’Isoc France et Silicon Sentier, ainsi qu’un certain nombre d’individualités marquantes de l’internet français, ont choisi de s’associer dans le but de proposer une contribution publique à la consultation publique sur l’Internet du futur.
Ce travail s’est déroulé en ligne sur ce site, puis lors d’une réunion publique de travail organisée le 26 juin 2009, à Paris (La Cantine).
Vous trouverez ici :
Ce site n’est pas celui de la consultation officielle, mais celui d’un groupe d’organisations et de personnes qui ont eu à coeur de produire une contribution publique, concise, positive et aux principales questions qu’elle pose, en se plaçant du point de vue des usages.
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D’autres contributions publiques intéressantes à signaler

Illustration : Véronique Olivier-Martin

Internet aujourd'hui et demain

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3 réponses à “

  1. Tout comme la Commission Européenne, le gouvernement Français cherche ici à se projeter dans le long terme pour définir une politique d’accompagnement : en lançant cette consultation il est dans son rôle, qui pourrait le lui reprocher ?…
    Cependant, compte tenu du sujet éminemment complexe (Internet), cette démarche consultative – dans sa formulation – n’est-elle pas ambigüe ?
    En réfléchissant à ce sujet, j’identifie deux types de réponses possibles :
    1)
    La première (« gourou ») consiste à développer des visions de l’Internet du futur et, moyennant un «gap analysis», déduire les axes à développer en matière de R&D, investissements, positionnement, formation, etc.
    Cette réponse est celle qui, d’ordinaire, préside au pilotage des politiques en matière de R&D des grands états, on la retrouve plus rarement dans l’élaboration des stratégies industrielles des acteurs économiques (plus pragmatiques).
    Elle est utile en matière de recherche fondamentale (horizon >5 ans), peu efficace en recherche appliquée (horizon 2-5 ans) et «hors sujet» en deçà de ces délais.
    Ce contexte est souvent propice à l’expression initiale des «gourous» qui disposent de la «vision du futur» (ou de bons appuis politiques) et nécessite de parier sur le futur.
    L’histoire nous enseigne que la majorité de ces prédictions sont souvent réfutées par la suite…
    Les réponses jugées les plus pertinentes (ou les mieux soutenues) sont alors utilisées comme objectifs et la politique mise en œuvre s’attache à définir les réponses – souvent normalisées ou standardisées – permettant de passer des «savoirs et moyens existants» aux «projections retenues comme objectifs».
    Cette approche peut brider la créativité de certains concepteurs mais permet à tout un écosystème (officines de R&D, grands acteurs économiques, spécialistes du lobbying, associations, organismes de normalisation, etc.) de prospérer et (sur)vivre.
    Elle occulte néanmoins une réalité souvent observée : celle de l’émergence d’innovations latentes qui créent des ruptures et se traduisent – dans le secteur marchand – par des success stories et des «standards de fait» (je ne donnerai pas de noms).
    Je cite pour l’exemple l’analogie suivante : «Un enfant naît en 1950. Ses parents prédisent qu’il voudra devenir écrivain. Ils mettent donc tout en œuvre pour améliorer les moyens existants : stylo encre, papier, etc. En 1978, l’ordinateur se généralise et, qui plus est, l’enfant préfère danser plutôt qu’écrire des romans…»
    2)
    La seconde, plus pragmatique, consiste à faire observer par des experts objectifs les développements déjà engagés par les acteurs de l’Internet (acteurs directs et indirects).
    En fonction de la pertinence de ces développements et selon un constat « a posteriori » (et non « a priori »), il s’agit donc de verser des aides adaptées (déconnectées de tout clientélisme ou lobbying) et se référant à une grille de lecture faisant référence (système de valeurs communes).
    Il ne s’agit là que de favoriser des évolutions « systémiques » (ou Darwiniennes) de sélection et d’auto-organisation naturelles : les idées inadaptées ou farfelues disparaissant d’elles-mêmes.
    Cette réponse (approche) est plus axée sur les écosystèmes relatifs à l’entrepreneuriat et un peu moins sur ceux qui relèvent de la « voyance ».
    En parallèle, la question à poser n’est pas :
    « Que deviendra l’Internet dans X années » ?
    Mais :
    « Comment, en avançant, nous allons identifier les bonnes opportunités et gérer la cohésion d’ensemble (sécurité, déontologie, …) » ?
    Pour les lecteurs empreints de « systémique », la question est donc « comment allons-nous piloter (gérer, assister…) l’auto-développement de l’Internet » ?
    Je reprends, pour l’exemple, l’analogie suivante : « Comment – en tant que parents – allons-nous piloter (assister) le développement de notre enfant ? Quelles valeurs allons-nous lui transmettre ? Comment allons-nous développer ses capacité d’adaptation ?, … »
    Notre objectif est en effet de l’autonomiser afin pour qu’il puisse donner, une fois adulte, le meilleur de lui-même…

    Philippe GAUTIER (www.business2any.com)

  2. Lu très rapidement le document Internet du futur
    Il y a des confusion entre Internet (interconnexion de réseaux) et ses services (dont mail, http et beaucoup d’autres).
    Aucune autorité morale ou gouvernementale ne réglementera quoique ce soit autour d’Internet et des services associés. Ce sont des spécifications techniques fondées sur les phénomènes physiques et des modèles mathématiques. La terre tournait avant l’apparition du Vatican. Internet, le web c’est une réalité technologique comme l’électromagnétisme est une réalité physique.
    L’évolution d’Internet c’est essentiellement le passage à la version 6 qui amènera plus de sécurité (confidentialité des échanges). Internet puis le Web ont été inventés par des spécialistes des réseaux de communication peu préoccupés des aspects de sécurité. Sécurité totalité et confidentialité sont tous à fait accessibles à tous, mais il faut que les gestionnaire de site commencent par donner l’exemple en certifiant leur site. Il est désopilant de constater que la quasi totalité des sites en France y compris les gouv.fr ne sont pas accessibles en https. Mais qu’apprennent les ingénieurs dans les écoles ?
    De façon tout à fait légale on peut être anonyme sur la Web et non localisable, ceci est d’un coût minime pour un particulier. Une des conséquences prochaines des extensions des services autour d’internet est la liberté d’expression totale sur la toile. La stupidité des législateurs de très nombreux pays (quasi tous )est effroyable quand il s’agit de réglementer l’utilisation des services d’Internet . Même le site de propagande gouvernementale securite-informatique est un abysse de niaiseries. Les contre-sens et mauvais conseils s’accumulent sur les sites du secrétariat d’état au numérique. Le futur est déjà là depuis longtemps, c’est juste une question de bande passante et de mise à disposition pour les plus défavorisés.

  3. Merci de corriger mes fautes d’orthographe, l’interface que vous utilisez ne me permet pas de la faire. Pour un bon outil de constitution de blog voir le site xmltoday.org (quand son gestionnaire l’aura réparé)

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